dimanche 3 avril 2011

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SORTIE EN LIBRAIRIE

Après la publication de plusieurs textes de fiction, d'articles en revues ou collectifs, en France et au Québec, après la direction d'un numéro de la revue Moebius sur le thème du Dilemme, voici un premier livre entièrement personnel, "Femmes tortues, hommes crocodiles" édité par D'un Noir Si Bleu, et sorti en librairie en février 2011.

Un recueil de dix nouvelles parlant de nous et de nos vies modernes. De notre rapport au travail, à la solitude, à nos espoirs enfouis. Aujourd’hui il faut cacher ses failles, pour se protéger des autres, de soi : les femmes se métamorphosent en tortues aux carapaces épaisses et les hommes en crocodiles au cuir inattaquable. Pourtant au gré du temps ou des hasards, des fissures se révèlent ...

Les personnages de ces dix histoires ont raté une chose essentielle dans leur existence, face au dilemme ils ont souvent réalisé le mauvais choix, pourtant ils gardent espoir et ne manquent pas de courage pour tenter de changer le cours de leur existence. Ce ne sont pas des héros, simplement des êtres humains de leur temps, parfois la vie leur sourit.

Eric-Emmanuel Schmidt a dit un jour qu'il écrivait les livres qu'il avait envie de lire. J'éprouve la même sensation. Sans doute le besoin viscéral d'écrire a à voir avec cela, combler le manque.

J'aime réfléchir, entraîner d'autres dans mes réflexions, mes interrogations, alors j'écris des fictions. Je n'apporte pas de réponse, mes fins restent parfois en suspens, et puis j'ai fini par le comprendre, chaque lecteur réinterprète chaque livre. Alors il faut savoir lâcher prise, admettre que l'on envoie au vent des pistes de réflexion et qu'il est impossible de tout maîtriser. On peut envoyer des messages à l'aveuglette ou à un seul destinataire, il faut accepter de rater quelquefois sa cible et poursuivre malgré tout. Comment arrêter d'écrire, on n'arrête pas de respirer, ou alors ...

Les retours personnels sur les histoires de mon recueil me touchent. Lecteurs et lectrices disent aimer, ne pas rester indifférents, rire - humour noir oblige - les femmes avouent parfois une larme. Alors c'est bien, c'est exactement ce que je recherche, faire naître des émotions. Le coeur étant l'escale avant le cortex.

Si le fond m'importe, la forme est primordiale. Ce n'est pas nouveau, Victor Hugo l'a déjà écrit, et très bien ! "La forme c'est le fond qui affleure." Alors oui, je cisèle chaque texte à l'aide de nombreux ^x, je relis et retranche comme un sculpteur, je cherche à m'approcher de la phrase la plus juste, celle qui coule le mieux, comme le danseur à la recherche de la chorégraphie irréprochable. C'est le travail qui gomme l'effort.

Oui la forme est importante. Toujours je cherche le ton, le mot, je veux m'approcher au plus près des pensées de mes personnages, pour mieux les comprendre, montrer leurs doutes, leurs désenchantements mais aussi leurs espoirs. Passer des heures avec des personnages de papier n'est pas anodin, il n'est pas rare d'éprouver pour eux de l'empathie, alors les montrer de l'intérieur de la manière la plus sensible possible, devient pour l'écrivain ... un devoir ...

Jusqu'où je peux aller

Publication de la nouvelle "Jusqu'où je peux aller", un texte où je parle d'escalade (moi qui aie le vertige ;) ) et de...