mardi 11 octobre 2011

Prix Nouvelles d'Automne de La Clayette

Un week-end sympathique en Bourgogne et à la clé, un prix !
Le Prix Nouvelles d'Automne de la Clayette.
Un prix animé par les bibliothécaires de La Clayette, attribué par un jury composé de lecteurs.



Un objet d'art unique, grès émaillé, d'inspiration orientale, symbolisant le Yin et le Yang.
L'artiste, Marie-Jo, a imaginé et réalisé cet objet intuitivement, sans me connaître, et pourtant.




Le Salon Nouvelles d'Automne, qu'en dire ?

Ca commence par un voyage en TGV où je découvre interloquée de l'autre côté de l'allée une fillette avec sucette dans la boucle, casque sur les oreilles et tablette numérique sous les yeux ; en trois mots, coupée du monde. Mais tranquille, évidemment. On s'observe parfois, je crois qu'elle aussi me trouve étrange, avec tous mes livres sur les genoux, le dernier Harfang, La  recherche d'avant l'été, l'Histoire de la princesse de Montpensier, ...

A l'arrivée, mon éditeur préféré m'attend ainsi que 5 autres "parisiens". Une heure de route pour rejoindre la Clayette, ça laisse un peu de temps. Comme toujours, comme chaque fois, avec Pascal nous parlons de tout, des enfants, de nos lectures, de mon travail, du sien, de nos projets croisés, bref, tout le mille-feuilles de nos vies y passe.

A l'arrivée, je retrouve mes amis éditeurs, ou auteurs un bail qu'on ne s'est pas vu, un an au moins, parfois un peu plus. Les Delort, Corine Pourtau, Alain Kewes, Joël Glaziou, et puis tous les autres. Ca repart tous azimuths, qu'est-ce qu'on parle ! La petite édition, la Nouvelle, le livre numérique. Nos tranches de vie en plus.
Et puis mon salon qui approche, un peu de logistique, organiser un salon c'est faire des choix artistiques, c'est aussi beaucoup de coordination, bref, le genre de choses que l'on peut apprendre dans une autre vie ...

Je déjeune avec Hélène Delmas, l'éditrice du Mot fou, elle a invité sur son stand l'auteure Monique Jouvancy, elle arrivera dans l'après-midi. Hélène ne sait pas que c'est une drôle de coïncidence, que Monique Jouvancy, je l'ai découverte avec son premier recueil "L'air de riens", que son style m'a inspirée, Hélène ne sait pas non plus que j'ai écrit une critique pour son livre "Finir" qui m'a tant touchée ... Alors oui, drôle de coïncidence, la vie est bien inspirée parfois.

Sur le stand des éditions D'un Noir Si Bleu, je retrouve avec plaisir la seconde Hélène. Tout est prêt, et bien prêt, j'apprécie l'organisation, j'ai une petite idée de ce que cela représente ...
Que dire ensuite ? Le public vient, pas d'affluence, pas de best selling authors, pas encore ! Public intéressé, intéressant, certains ont fait 30 km, cela me surprend. Personnes calmes qui viennent vous voir, font leur tour, reviennent pour une dédicace. Pas d'a priori, de raccourcis rapides, c'est reposant.
Une dame à bérêt tourne et tourne dans le salon, prenant des notes sur son carnet, très sérieusement.
Une jeune fille écrit un roman, six mois qu'elle a commencé, ses amis ne comprennent pas que le livre ne soit encore terminé ... On lui donne des conseils, lire écrire, lire écrire. Elle a l'air sympa, cette jeune fille, on aimerait bien qu'elle continue.

Il y a Marie-Jo et Antoine, l'artiste et l'industriel, eux comme moi adorent l'Italie.
Il y a aussi Pierre, qui sait donner de la voix, comme le comédien qu'il est.
Et puis ? Monique Jouvancy, qui connaissait mon nom, en raison de l'article sur son livre, voilà, on se rencontre, quelque chose passe. Monique est elle aussi une grande lectrice, mon éditeur me dit souvent que rares sont les auteurs qui continuent de lire, et je trouve cela étrange. Monique est curieuse, de tout, des autres, c'est aussi une passeuse, elle a une troupe de comédiens et des tas de projets dans la tête.

Nous arrivons sans que je m'en aperçoive à l'heure de la remise du Prix de la Clayette, je suis très décontractée, je ne sais pas que mon livre est dans la sélection ! On n'est jamais à l'abri d'une bonne surprise. Petit discours improvisé. Et j'oublie de remercier Pascal ... dommage, l'éditeur, c'est le premier maillon de la chaîne, celui qui donne une chance à un livre d'exister ... Bah, ce sera pour une autre fois, si elle existe.
Petite lecture improvisée. Et la remise du prix par Marie-Jo.
La boucle est bouclée.

Agréable long dîner le soir, où je rencontre la femme de Pierre, elle aussi comédienne. Il y a Béatrice aussi, et ses livres voulant donner une autre image des lieux d'habitation dits défavorisés, une image positive.
Qui j'oublie ? Ma mémoire me joue parfois des tours. Quand ce n'est pas mon imagination ... J'aimerais tant fixer la vie qui file entre mes doigts, m'échappe sans cesse, tous ces gens et leurs rêves.

Au matin, les Belges de Quadrature, les Suisses d'Encre fraîche. Un parfum de francophonie.
Je songe aussi à Yvette, férue de pédagogie, mais appliquée, de sa conception des liens pour faire avancer les beaux projets.
J'ai pour voisin Laurent Vignat, collègue sympathique D'un Noir Si Bleu. Puisque j'ai écrit son nom, je tairai ici ce qu'il pense du mode d'apprentissage du schéma narratif à l'école ... :-)

Le temps file plus vite, les minutes s'emballent, les aiguilles tournoient. L'heure de partir est là.
Fin d'un week-end à la Clayette où je ne verrai que de loin lac et château.

En route pour Mâcon entre bocages et vignes où je retrouve les châtaigniers d'une autre région que j'aime. Le brouillard cache quelques merveilles, ce sera pour une autre fois, peut-être.

Jusqu'où je peux aller

Publication de la nouvelle "Jusqu'où je peux aller", un texte où je parle d'escalade (moi qui aie le vertige ;) ) et de...