vendredi 1 novembre 2013

Omar

Il est des films qui laissent des traces. Il est des films sombres et lumineux, politiques et romanesques, d'une haletante lenteur, ancrés dans un présent et un territoire et cependant universels. Omar est de ceux-là.




Je ne savais rien de ce film avant de le voir, rien hormis son titre. Place à la découverte ...
La première scène montre un jeune homme passant d'un côté à l'autre d'une haute palissade à l'aide d'une corde lisse. Il manque se faire tuer d'un coup de fusil par un militaire et glisse le long de la corde. En bas on le retrouve les mains en sang.
Cette palissade, c'est le mur séparant la Cisjordanie de l'état d'Israël, la Cisjordanie est à l'ouest du fleuve du Jourdain, c'est aussi la "Judée-Samarie". Le film n'explique pas la géographie, la politique, le conflit, ce n'est pas un film verbeux. Le film laisse à entendre, voir, ressentir.
Une fois de l'autre côté de la palissade, Omar va rejoindre ses amis, Tarek et Amjad. Il y a aussi Nadia, la soeur de Tarek, brune facétieuse dont Omar est amoureux, tout comme Amjad ...





Sur fond d'amitié entre les trois jeunes hommes, Omar pose la question de l'engagement, de l'action, du combat armé : jusqu'à quel point ? Omar montre l'action sans retour arrière possible.

Ce film pose la question de la confiance, du mensonge, de la manipulation. Amis et ennemis peuvent se fondre, se confondre. Omar montre aussi la droiture, la loyauté. L'être humain est complexe, empli de noirceur, de convoitise, prêt à tout pour obtenir ce qu'il désire, mais prêt aussi à se sacrifier pour ses idées, son amour d'une vie.

Jusqu'où je peux aller

Publication de la nouvelle "Jusqu'où je peux aller", un texte où je parle d'escalade (moi qui aie le vertige ;) ) et de...