mercredi 29 janvier 2014

L'homme de chevet, Eric Holder



Il est des écrivains discrets, délicats dont on aime à découvrir les livres. Pas forcément dans l'ordre de leur publication, mais au hasard des découvertes dans les librairies, les bibliothèques, chez les bouquinistes.

Chaque lecture d'un livre d'Eric Holder laisse des traces. Légères et sensibles. Comme un parfum de poésie dans l'âme. Avec lui, les choses toutes simples de la vie retrouvent une saveur intense, l'humain est au centre. Même son livre rose "Embrasez-moi" porte la marque de fabrique de l'auteur : l'humain, l'émotion.
Eric Holder n'en dit jamais trop, certains de ses livres, tels "Hongroise", sont même elliptiques. Ainsi conservent-ils une part de leur mystérieuse beauté. "L'homme de chevet" est de ceux-ci. De ce "il" central, que l'on appellera aussi "Chef" plus loin, nous ne saurons pas grand-chose, nous devinerons un passé, et peut-être ses secrètes motivations. De Muriel, tétraplégique prise en charge par ce "il", nous n'en saurons guère plus. Tout ou presque est dans l'instant présent.
Tous deux sont blessés, l'une dans sa propre chair, de manière visible, l'autre cache ses blessures, dit que ça n'a jamais existé.
L'une reprend goût aux escapades, l'autre celui des salles de boxe.
Pas de sensiblerie, pas de pathos, mais simplement au fil des pages la tension initiale se dénoue, de manière assez inattendue.

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