mardi 10 mai 2016

Quelques films encore sur les écrans

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"Les délices de Tokyo" de Naomi Kawase.
Film se déroulant à Tokyo, dont les premières images sont celles d'un cerisier en fleurs.
Le film semble parler de nourriture mais nous entraîne à mi-parcours sur un chemin inattendu ...
Sobre, peu bavard, mélancolique, touchant et poétique, impossible de manquer ce diamant brut.




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"Le coeur régulier" de Vanja d'Alcantara
C'était inimaginable pour moi de manquer ce film : inspiré d'un roman d'Olivier Adam, avec Isabelle Carré en personnage principal, et se déroulant aux trois quarts au Japon ...
J'ai monté "Nouvelles en musique" en raison du recueil de nouvelles "Passer l'hiver" de l'écrivain Olivier Adam, Isabelle Carré était la comédienne qui me touchait le plus lorsque j'allais voir les pièces montées par  Jean-Pierre Vincent aux Amandiers à Nanterre, quant au Japon, j'y suis sensible depuis mes 15 ans suite à ma découverte de Yasunari Kawabata et j'ai eu la chance d'en fouler le sol il y a peu ...

On ne peut aborder la complexité d'une culture telle que la culture japonaise en moins de deux heures de cinéma, mais cet effleurement plus qu'un effeuillement, soulève la pensée, l'emmène ailleurs.

On peut toujours être sauvé par une main qui se tend, celle d''un vieux sage japonais, celle d'un jeune frère au-delà de sa disparition.

Beau film que l'on pourrait résumer mais qui perdrait alors toute poésie.
10 jours plus tard, les images sont encore là, mais comment montrer les images qui sont dans notre tête ? Le plus simple reste pour vous d'aller voir 'Le coeur régulier' en salle.



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"Rosalie Blum" de Julien Rappeneau.
Il en est dit du bien, cependant, sera-ce suffisant pour vous entraîner dans les salles obscures ?
La bande-annonce, raccourcie pour placer les commentaires de ceux qui ont aimé le film, laisse-t-elle imaginer tout ce qu'il porte ? Un film qui fait du bien, oui certes, un nouvel Amélie Poulain, pas d'accord, vraiment différent.

"Rosalie Blum" est un film touchant porté par ses acteurs, mais aussi par son scénario, jouant avec différentes intrigues dont l'une se dénoue sur la dernière image.

Il est avant tout question d'âmes sensibles et de solitude, à différents âges de la vie.
Une solitude plus ou moins voulue, plus ou moins subie, plus ou moins grande.
Le manque d'envie, la machine qui s'enraye dans un quotidien morne, les attentes minuscules qu'il faut elles aussi abandonner.

Et puis un grain de sable, une rencontre fortuite, la machine se grippe, l'incident devient source de chamboulement d'une vie, la vie même.

Jusqu'où je peux aller

Publication de la nouvelle "Jusqu'où je peux aller", un texte où je parle d'escalade (moi qui aie le vertige ;) ) et de...