jeudi 25 janvier 2018

Vers la lumière, Naomi Kawase





Naomi Kawase, une fois encore, se penche sur le thème de la différence, du handicap.
Il s'agit dans "Vers la lumière" de la perte de la vue.
Ce que l'on perd. La vie courante qui se complexifie, le lien social qui se modifie, et puis l'impossibilité, désormais, d'accomplir ce que l'on aime le plus.
Ce que l'on gagne. En pouvoir d'imagination, en présence au monde, sans cesse à l'affût des sons.

Le thème est abordé par l'exercice délicat d'audiodescription d'un film.
Comment décrire au mieux sans trop en dire, comment suggérer, donner à ressentir plutôt qu'à voir ?
Comment expliquer sans être trop intrusif, comment laisser des respirations pour laisser place à l'imagination ?
Cela pourrait être une réflexion sur l'écriture...

Le film est aussi une introspection sur le cinéma, cet art quasi complet, immergeant.
Peut-être parce qu'il était en compétition à Cannes ?..

Il n'a pas remporté de prix, certains le disent moins bon que "Les délices de Tokyo".
Je le trouve pour ma part différent, tout aussi sensible.
Et c'est sain qu'un artiste diversifie ses oeuvres.


Pour le pitch du film, voir AlloCiné.
Pourquoi écrire ce que tout le monde écrit déjà ?
Ce serait écrire pour ne rien dire...

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